Notre manifeste

Un peu moins d’une centaine de députés a voté le projet de loi élargissant l’IVG à quatorze semaines de grossesse. Quinze jours c’est peut-être un détail pour certains, mais les conséquences de ce délai supplémentaire sont graves. Le protagoniste : un fœtus formé avec un squelette calcifié, dur, d’environ 14 cm, sexué, qui bouge. Un être vivant avec une tête ovoïdale, au milieu de laquelle se trouve deux yeux, qui bougent, et encadrés par des sourcils, en dessous desquels s’est formée une bouche finement dessinée. Des jambes, longues, des bras, courts, terminés par des mains aux doigts graciles, qui peuvent être sucés ou serrés en poings. Un coeur formé, qui bat à 120 battements par minutes. Quatorze semaines donc. Il faut savoir que le corps du fœtus étant calcifié, il faut passer par une opération chirurgicale visant à fracasser le crâne de l’enfant. Fracasser le crâne de l’enfant. Le Dr Israël Nisand, patron du conseil des gynécologues et obstétriciens l’a affirmé : « Les quelques médecins favorables sont des idéologues ». Les médecins pourront-ils tout de même faire valoir leur clause de conscience ? Il est de surcroît prévu de la faire sauter dans le projet de loi comme si l’IVG était devenu un acte médical anodin. Peu importe l’état des femmes qui avortent. Peu importe les séquelles physiques et psychologiques. Ces députés semblent plus sensibles à leur idéologie mortifère qu’aux recommandations de l’Académie de médecine, du Collège des gynécologues et de tous les experts qui n’ont pas hésité à dénoncer ce projet de loi dans son intégralité. Face à ce mépris total de la vie, nous sommes de ceux qui comptent faire entendre leur indignation et leur colère et qui souhaitent rappeler aux députés le caractère décisif de leur vote.